Genre : Cinéma

Quai des orfèvres

Rétrospective Le Mystère Clouzot

vendredi 9 > mardi 13 février 2018
Cinéma Orson Welles

Séances

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Jenny Lamour, chanteuse de music-hall douée, ne manque pas d’ambition. Elle accepte l’invitation à dîner de Brignon, homme puissant qui peut l’aider dans sa carrière malgré l’opposition de son époux. Se croyant trompé, celui-ci se précipite chez Brignon pour découvrir son rival assassiné.

 

Réalisateur sulfureux, chef de tournage tyrannique avec ses acteurs, Henri-Georges Clouzot n’était pas un cinéaste tiède, comme en témoigne sa filmographie. Ancien aspirant journaliste, il bifurque petit à petit vers l’écriture de scénario et de pièces de théâtre, avant de passer derrière la caméra en 1942, bénéficiant en partie de l’exil des grands réalisateurs de l’époque, en pleine Occupation allemande. Employé par le studio Continental, crée par Joseph Goebbels et sous contrôle de l’occupant, il réalise L’Assassin habite au 21, et surtout Le Corbeau, qui lui vaudra de violentes accusations d’anti-patriotisme et de collaboration.
S’il n’est pas jeté en prison à la Libération, il est dans un premier temps interdit à vie de pratiquer le métier de réalisateur, sentence qui sera finalement levée grâce à l’intervention d’artistes tels que Pierre Bost, Jacques Becker, et le scénariste Henri Jeanson, qui aurait notamment affirmé à un adversaire du pestiféré : Mon cher, tu sais bien que Clouzot n’a pas plus été collabo que toi tu n’as été résistant. Grâce à ces soutiens, Clouzot tournera jusqu’en 1968, offrant au cinéma des chefs-d’œuvres de suspense tels que Le Salaire de la Peur, Les Diaboliques, ou Quai des Orfèvres, ainsi qu’un documentaire unique, Le Mystère Picasso.
Il est, avec Michelangelo Antonioni et Robert Altman, l’un des trois seuls réalisateurs à avoir remporté les récompenses suprêmes des trois plus grands festivals européens de cinéma, soit le Lion d’Or à Venise, la Palme d’Or à Cannes, et l’Ours d’Or à Berlin.

Bande-annonce