Genre : Cinéma

Histoires d’une nation : l’école

Stéphane Corréa

mercredi 19 octobre 2022 · 19h
Cinéma Orson Welles

S’il est une expérience commune à tous, c’est d’avoir passé notre enfance sur les bancs de l’école. Parfois nous l’avons aimée, parfois nous l’avons détestée. Au final, chaque génération partage un ensemble de connaissances qu’elle a acquis au cours de ces années scolaire et des images qui restent à tout jamais.
L’école est le premier lieu où nous sentons que nous faisons partie d’une histoire commune, celle d’une nation. Et de fait, bâtir une école publique, ouverte à tous, est intimement liée à la construction de la République française. Depuis 200 ans, de l’école du certif au lycée pour tous, les Français se sont lancés dans l’aventure du savoir. Et ils tiennent à leur école, publique, gratuite et laïque, et dans le même temps, ils ne cessent de vouloir la changer.  Pour les élèves comme pour les profs, apprendre et enseigner reste une épreuve, pleine d’embûches, d’incompréhensions, de découvertes, et toujours d’émotions.
Parce qu’en France l’école est intimement liée à la nation, elle est le lieu où les histoires de nos enfances se mêlent à la grande histoire, une histoire tumultueuse et passionnelle, une histoire française. Dans ce grand récit en deux parties, des témoins, connus et inconnus, des enseignants et des élèves confrontent leurs souvenirs à l’Histoire de l’école, celle de la nation à hauteur d’enfants.

 

Seconde partie : Une école pour tous (1945 – Aujourd’hui)
Les parents qui ont grandi à l’école communale rêvent d’une école qui change le destin de leurs enfants. Et la France a besoin, pour se moderniser, de qualifier sa jeunesse ; Alors le temps de l’école s’allonge, les élèves de la communale entrent dans des collèges flambants neufs, avec pour conséquence rien de moins qu’un nouvel âge de la vie : l’adolescence. En quelques décennies, la France va passer de l’école du certificat d’étude à 80% d’une génération qui a le bac. Et pour ces nouvelles générations, l’école prend de plus en plus de place dans leur vie. Quand la crise survient, c’est tout leur avenir qui s’y joue… le travail se fait plus rare, l’école doit-elle trier les élèves ou promettre la réussite de tous?