Genre : Cinéma

Cute girl

Rétrospective Hou Hsiao-Hsien

mercredi 14 > lundi 19 septembre 2016
Cinéma Orson Welles

Séances

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Rétrospective Hou Hsiao-Hsien

5 œuvres de jeunesse

Chef de file de la Nouvelle Vague taïwanaise, Hou Hsiao-hsien est aujourd’hui l’un des réalisateurs les plus importants de la scène cinématographique actuelle.
Né en 1947 en Chine du Sud, il déménage à Taïwan un an plus tard pour fuir la guerre civile opposant les troupes communistes menées par Mao Zedong aux nationalistes du Kuomintang. Sa famille s’installe à Fengshan, dans le sud de l’île. Il mène là-bas une vie de petit délinquant multipliant les quatre cent coups avec sa bande d’amis – comme le personnage d’Ah-ching dans son long-métrage autobiographique, Les Garçons de Fengkuei. C’est en faisant son service militaire à l’âge de 22 ans qu’il se passionne pour le cinéma, passant la majeure partie de ses permissions dans les salles obscures. À son retour dans la vie civile, il s’inscrit à l’Académie nationale des arts dramatiques de Taipei puis finit par entrer à la Central Motion Picture Corporation en tant que scénariste. Il travaille bientôt comme assistant (aussi bien au scénario qu’à la mise en scène) sur divers tournages, avant de se lancer lui aussi dans la réalisation.
Lorsqu’il débute dans les années 1980, l’époque est aux mélodrames et aux films d’action taïwanais influencés par les voisins chinois et japonais. Le cinéma de Hou Hsiao-hsien va apporter un souffle nouveau : il opte pour un style contemplatif privilégiant les plans-séquences, qui finiront par être sa marque de fabrique. Son cinéma est sans esbroufe, il cherche à coller au réel, dans la lignée du néoréalisme italien ou d’un Pialat. La beauté de ses films réside dans cette pureté, dans la justesse de son regard sur le monde, sur son pays et son histoire souvent schizophrénique.
L’œuvre de Hou Hsiao-hsien a évolué avec le temps – de ses premières comédies romantiques (Cute Girl) à sa quadrilogie autobiographique (Poussières dans le vent), jusqu’à son hommage récent au wuxia (The Assassin) –, mais le Taïwanais reste à jamais le cinéaste des illusions perdues. Cette rétrospective en 5 films (dont 3 inédits), centrée sur ses œuvres de jeunesse, le prouve de la plus belle des façons.

Bande-annonce