Genre : Festival Amiens Europe – Danse – Musique / création – coproduction

Uwrubba / Ne te courbe que pour aimer, si tu meurs tu aimes encore

Ali et Hèdi Thabet

mardi 19 janvier 2021 · 19h
Grand Théâtre

Six danseurs, neuf musiciens traditionnels et classiques, une chanteuse lyrique qui interprète Vivaldi et un comédien… Un spectacle total, proche de l’opéra et accessible à tous.

Un spectacle de danse qui commence par un vers magnifique de René Char. Autour de la figure de Narcisse, symbole de la beauté mais aussi de l’amour et de l’exil, les deux chorégraphes et acrobates Ali et Hèdi Thabet mettent en scène un spectacle total qui convoque la Grèce de la mythologie et celle du rebetiko, musique grecque aux allures de blues mi-oriental, mi-tzigane semblable aux mélodies arabes. Six danseurs accompagnés sur scène par neuf musiciens traditionnels et classiques, dont une mezzo-soprano qui interprète du Vivaldi et des airs polyphoniques médiévaux, donnent corps à cette aventure poétique à plusieurs voix, proche de l’opéra dans son intensité et dans sa forme.
Quant à l’immense miroir posé sur la scène, il reflète des extraits du film L’Ordre de Jean-Daniel Pollet, consacré aux derniers lépreux de l’île de Spinalonga, une façon de mettre en résonance bannis d’hier et d’aujourd’hui… Succès immédiat, ovations, torrents d’émotion : la patte des frères Thabet s’imprime inexorablement sur toutes les scènes européennes.

 

Redonnez-leur ce qui n’est
plus présent en eux,
Ils reverront le grain de la moisson s’enfermer dans l’épi et s’agiter sur l’herbe.
Apprenez-leur, de la chute à l’essor,
les douze mois de leur visage,
Ils chériront le vide de leur cœur
jusqu’au désir suivant ;
Car rien ne fait naufrage
ou ne se plaît aux cendres ;
Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits,
Point ne l’émeut l’échec
quoiqu’il ait tout perdu.
René Char