Genre : Rencontre

L’art et la catastrophe : le jour d’après, la vie d’abord

mercredi 23 septembre · 9h30
Cinéma Orson Welles

Généralement associée à la destruction et la mort, la catastrophe désigne étymologiquement un renversement de l’ordre des choses, un bouleversement des références établies et l’événement générateur d’un renouveau. Incommensurable dans sa complexité, son absurdité et sa puissance, elle est cette situation que la pensée échoue à appréhender, dont le sens ne peut être tiré que par une nouvelle mise en récit. Exprimer l’ineffable et rendre intelligible la calamité subie constituent un défi qui engage toutes les ressources symboliques de la société. Racontée au prisme de mille lectures parfois contradictoires, la catastrophe peut devenir catalyseur social, voire événement de dramaturgie sociale. Comment les arts, fabriques de sens, réinventent et proposent-ils de nouvelles dramaturgies nécessaires à la reprise de la vie le jour d’après ?
Yoann Moreau, anthropologue, dramaturge et auteur de Vivre avec les catastrophes (PUF 2017), livrera sa lecture des contraintes et enjeux de récit que soulèvent les catastrophes, en dialogue avec Yannick Butel et Christophe Bident, professeurs des universités et chercheurs en études théâtrales et Mark Etc, artiste et directeur de la compagnie Ici-Même Paris.

Cette conférence publique s’inscrit dans le cadre d’un laboratoire de recherche et d’expérimentation artistique mené par Mark Etc avec les artistes apprentis de la FAI-AR, formation supérieure d’art en espace public. Du 21 au 24 septembre de 14h à 17h, cette expérience donnera lieu à un archipel d’interventions artistiques dans les rues d’Amiens sous le titre de Hakastrophe.

En partenariat avec la Maison de la Culture d’Amiens, le Cirque Jules Verne, l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, Aix-Marseille Université et la FAI-AR, dans le cadre du programme de recherche PACT (population, art, climat, territoire) financé par le Ministère de la culture.

Visuel inspiré de l’illustration de Grook Da Oger et d’une photographie de Frank Fournier.