Le Tambour de soie, un Nô moderne

Le Tambour de soie
un Nô moderne

création Juillet 2020

mise en scène et chorégraphie Kaori Ito & Yoshi Oïda
collaboration à la mise en scène et chorégraphie Gabriel Wong
texte Jean-Claude Carrière
musique Makoto Yabuki
lumières Arno Veyrat
costumes & accessoires Aurore Thibaut

avec Kaori Ito, Yoshi Oïda & Makoto Yabuki

 

Production déléguée Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production

Production Compagnie Himé | Coproduction en cours
La compagnie Himé est soutenue par le Ministère de la culture – DRAC Île-de-France, par la Région Île-de-France et le Département du Val-de-Marne.
L’Association Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets.
Kaori Ito est artiste associée à la Mac de Créteil, au Centquatre à Paris et en compagnonnage artistique avec KLAP Maison pour la danse.

AVANTS-PREMIÈRES

La Maison de la Culture, Amiens
les 2 & 3 mars 2020
Le Centquatre, Paris
du 25 au 28 mars 2020

DISPONIBLE EN TOURNÉE
de janvier à mai 2021

 

Présentation

Une légendaire histoire du théâtre Nô, dont s’inspire Jean-Claude Carrière, porté par la rencontre de deux artistes japonais exceptionnels que sont Kaori Ito et Yoshi Oïda.

Inspiré par la pièce de théâtre Nô Le Tambourin de soie et de son adaptation par Yukio Mishima, le spectacle conte l’histoire d’un vieil homme qui en nettoyant le plateau d’un théâtre, tombe en admiration devant une danseuse qui répète sur scène son spectacle. Cette femme plus jeune lui semble inaccessible. Le musicien qui l’accompagne lui tend un tambour japonais, en lui disant que s’il arrive à le faire sonner, la jeune femme sera sienne. Elle se prépare à répéter la danse de la folie, issue du répertoire traditionnel japonais, au son du tambour, mais le vieil homme essaie de le faire sonner sans succès. La surface du tambour est en soie et la mission, impossible, conduit le vieil homme désespéré à une terrible issue. L’homme couvert de sang réapparaît et vient hanter la jeune femme tel un fantôme vivant.

 

Note d’intention

J’ai rencontré Yoshi à Paris il y a presque 10 ans. Il m’a fasciné car j’ai trouvé « un japonais complètement libre ». Jusqu’à aujourd’hui, il est toujours mon ami proche et mon maître. Nous avons ce désir commun de créer une pièce à nous deux, d’être sur scène ensemble et peut-être que ce sera notre dernière aventure.
Le projet est inspiré d’une pièce de théâtre Nô. C’est l’histoire d’un vieil homme qui nettoie les jardins d’un palais et qui tombe amoureux d’une princesse. La femme lui fait passer un tambour japonais et lui transmet le message, « Si vous pouvez le faire sonner, je suis à vous ». Il essaie mais il n’y arrive pas car la surface du tambour a été remplacée par de la soie. L’homme se suicide et revient hanter la femme. Nous avons choisi avec Jean-Claude Carrière de nous inspirer d’une version adaptée de cette histoire par Yukio Mishima qui était un grand ami de Yoshi. Dans sa version, la femme dit à la fin « comme en rêve : Je l’aurais entendu s’il avait frappé une fois de plus. »*
Ce qui nous intéresse dans cette fable, c’est une histoire de transmission entre une femme qui se sent déjà vieille et un homme âgé qui se sent jeune.

— Kaori Ito

* Traduit par Marguerite Yourcenar, Le Tambourin de soie, Cinq Nô modernes de Yukio Mishima.

 

Kaori Ito

Née au Japon, Kaori Ito étudie le ballet classique dès l’âge de 5 ans. A 20 ans, elle part à New York pour intégrer la section danse de l’Université Purchase. Elle étudie ensuite à l’Alvin Ailey Dance Theater après avoir obtenu un diplôme de sociologie à Tokyo. Kaori Ito a été interprète notamment pour Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, Alain Platel et James Thierrée avant de se lancer elle-même dans l’aventure chorégraphique. Artiste polymorphe, elle réalise également des vidéos, des peintures et collabore régulièrement au théâtre et au cinéma (Edouard Baer, Denis Podalydès ou Alejandro Jodorowsky).
En 2013, Les Ballets C de la B produisent sa création Asobi et en 2016, elle crée Puedo Flotar ? dans le cadre d’une commande du BANCH- Ballet national du Chili. Entre 2015 et 2018, elle développe une trilogie autobiographique Je danse parce que je me méfie des mots (duo avec son père – 2015), Embrase-Moi (performance avec son compagnon – 2017) et Robot, l’amour éternel (en solo – janvier 2018). Elle reçoit le prix Nouveau talent chorégraphie de la SACD et est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

photo © Gregory Batardon

 

Yoshi OïDA

Yoshi Oïda est un acteur, metteur en scène et écrivain japonais, né en 1933 à Kōbe. Oïda a une maîtrise en philosophie de l’université de Keio. Il se fait d’abord connaître au Japon en 1953 : télévision, cinéma et théâtre contemporain. Il collabore avec Yukio Mishima.
Invité en France par Jean Louis Barrault en 1968, il y travaille avec Peter Brook. Il participe à ses plus célèbres spectacles au théâtre des Bouffes du Nord. Il joue aussi au cinéma pour Peter Greenaway (The Pillow Book) et écrit sur le théâtre trois ouvrages théoriques, traduits en plusieurs langues : L’Acteur flottant, L’Acteur invisible et L’Acteur rusé.
À partir de 1975, parallèlement à son métier de comédien, Yoshi Oïda met aussi en scène du théâtre, des opéras et de la danse (Fin de partie de Samuel Beckett, Les Bonnes de Jean Genet, Nabucco de Verdi, Don Giovanni de Mozart, War Requiem de Benjamin Britten, La Frontière de Philippe Manoury, etc).

 

Durée : 55 minutes