Dans ce diptyque, Jeanne Lazar redonne vie à Guillaume Dustan et Nelly Arcan, deux icônes littéraires stigmatisées par la folie médiatique «sexe, drogue et sida» des années 90. Lunettes noires pour nuit blanche, sur le plateau télé, on se brûle aussi les ailes.

C’est samedi soir. Des écrivains conversent à la télévision française. Une journaliste a invité Guillaume, Jean-Luc et Laurent. Guillaume Dustan est séropositif, il vient parler de son nouveau roman. Ils sont là pour parler de littérature et essayer de passer une bonne soirée. Dans la seconde partie, les personnages de Jean-Luc et Laurent sont toujours là. Seul Guillaume échange sa place avec Nelly Arcan. Nelly est jeune et écrit des livres sur ses expériences. Elle raconte notamment qu’elle s’est prostituée.
C’est la télévision spectacle, la recherche du scandale et de la lumière qui brûle, celle qui fait oublier combien, ces jeunes auteurs partis trop vite, étaient avant tout, de grands artistes de leur temps.

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