Trois ouvriers polonais et Nowak, leur contremaître, débarquent à Londres pour effectuer au noir des travaux chez un riche compatriote. Seul à parler anglais, Nowak s’occupe des relations avec le monde extérieur. Il apprend ainsi le coup d’état militaire en Pologne, mais décide de cacher la vérité aux trois autres. N’ayant plus d’argent pour gérer le chantier, il trouve des combines pour voler nourriture et matériel.
On redécouvre ce grand cinéaste de retour avec Quatre nuits avec Anna et Essential Killing. On pourra prochainement revoir Deep end, l’un de ses plus beaux films tournés en Angleterre comme ce petit bijou qu’est Travail au noir. Réalisé dans l’urgence par un cinéaste réagissant à chaud au coup d’état de Jarulewski, le film trouve sans cesse le ton juste pour mettre en scène le désarroi d’un homme face à l’angoisse, la frustration. Réaliste et burlesque à la fois, Travail au noir manie avec un immense talent la dérision et la comédie.
Travail au noir est une comédie grinçante, le chef d’œuvre de son auteur.
(La saison cinématographique 1983)

