Yanji est une ville chinoise coincée entre la Corée du Nord et la Russie, où vivent quelques 800000 Sino-Coréens. 50% de cette population vit d’activités illégales. Gu-nam, chauffeur de taxi, y mène une vie misérable. Depuis six mois il est sans nouvelles de sa femme partie en Corée du Sud chercher du travail. Un parrain local lui propose de l’aider à retrouver sa femme et à payer ses dettes. Pour cela, il devra tuer un homme.
Nouveau venu sur la scène du cinéma sud-coréen, Na Hong-jin s’est fait remarquer dès son premier film, un polar très noir et d’une extrême virtuosité. The Chaser combinait l’énergie du film policier à une vision réaliste et crue de la société coréenne. Il en va de même avec The Murderer présenté lors du dernier Festival de Cannes. Ancré dans un contexte social très précis, celui de Sino-Coréens vivant d’expédients, miséreux et marginalisés, The Murderer déploie la panoplie du polar avec un impressionnant sens du rythme, une ampleur de la mise en scène qui dépasse la virtuosité pour dresser le portrait d’un homme brisé, au bord de l’implosion.

