À la croisée du hip hop, des arts du cirque, de la danse contemporaine et des arts de l’image, la danse telle que l’invente depuis une vingtaine d’années le chorégraphe Kader Attou est un mélange de cultures, de contemporanéité et d’engagement humaniste. La création hip hop aujourd’hui porte l’image de la culture française dans le monde entier et Kader Attou en est un de ses représentants majeurs, sillonnant le monde de ses batailles poétiques. Depuis l’âge de vingt ans, le chorégraphe est habité par la Symphonie n°3, dite Chants des plaintifs du grand compositeur polonais du début du XXème siècle, Henryk Mikolaj Górecki, décédé récemment. Cette nouvelle création, née du plus profond de son être et de son enfance, est porteuse de ce qui a toujours constitué l’artiste : valoriser la singularité de chaque danseur pour une reconnaissance de similitudes de la communauté dansante. Autrement dit, au delà des styles, des envies, des modes, Kader Attou danse sur la petite musique intérieure de chacun, reconstituant de gestes et de mouvements le chant humaniste des grands poètes.
« La pièce, pour dix danseurs, est saisissante. La danse, très physique, transmet des émotions inattendues. Les corps souffrent, s’affrontent, puis se retrouvent dans des images de fraternité. Il ressort de la chorégraphie enveloppée de la lumière de Françoise Michel, une harmonie sereine. Car dans cette musique qui a accompagné de nombreuses années de sa vie d’homme, Kader Attou veut entendre «des lamentations mais aussi beaucoup d’espoir. »
Marie-Valentine Chaudon - La Croix
« Il quitte le strict registre et vocabulaire du hip hop pour proposer un spectacle qui bouleverse les spectateurs debout pour ovationner la proposition et il est vrai qu’il y a des fulgurances dans cette pièce. »
Marie-Christine Vernay - Libération


