Michele est un jeune cinéaste à succès. Gigio Cimino est un talent émergent. Michele le méprise. Il découvre que son producteur s’apprête à produire son prochain film, La maman de Freud, et le projet de comédie musicale de Cimino sur Mai 68. Le mépris se transforme en guerre sans merci. Le combat sera orchestré, en direct, par la télévision.
Bien avant Le Caïman, Moretti met en scène un cinéaste en proie aux affres de la création, submergé par ses rêves et fantasmes, se heurtant aux contraintes du métier (critique, spectateur, malades de cinéma en tout genre). Si dans son dernier film, Moretti s’en prend directement à Berlusconi, dans Sogni d’oro, il parodie avec délectation l’incroyable vulgarité de la télévision berlusconienne alors en plein essor. Derrière la bouffonnerie, c’est l’agonie du cinéma italien que Moretti met en scène. C’est à la fois d’une grande drôlerie et d’une profonde mélancolie.
Moretti pose sur le monde un regard absolu, qui refuse toute compromission et qui est sans cesse en équilibre entre les comportements agressifs et les ascèses spirituelles. Jean A. Gili

