Un malfaiteur sorti de prison prépare un cambriolage. Il réunit une équipe ainsi que la somme nécessaire. Le financier est un avocat de la bonne société, l’homme de main, un truand taciturne rêvant de quitter la ville. Chaque personnage est un cas. Préparation, exécution et dénouement du hold-up.
Les premiers plans de la ville déserte et dans un petit jour blême pourraient servir de générique au film noir. Idem pour le titre original The asphalt jungle. Il s’agit de la ville comme lieu possible de la réussite, mais aussi lieu de l’engluement dans l’échec, la noirceur, la mort. Ce qui fera échouer le «coup» minutieusement préparé, c’est ce grain de sable qu’est l’humain, cet humain que Huston décline à travers chacun des personnages. Mais c’est celui interprété par Sterling Hayden qui porte sur les épaules le poids de la fatalité, du désespoir, propres au film noir. Splendidement filmé en noir et blanc, Quand la ville dort synthétise également la thématique de l’échec cher à Huston.
L’un des plus beaux, des plus significatifs polars du cinéma hollywoodien.
(Dictionnaire des films)

