Extraits du Catalogue : jalousie, shiva pas, hélas tique, boîte noire, squelettes, l’argothique, talons aiguilles, boléro... et autres poèmes chorégraphiques.
On ne présente plus Philippe Decouflé, depuis qu’il a enchanté le monde entier en chorégraphiant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’Albertville. Chacune de ses créations est attendue comme une fête et, à chaque fois, c’en est une. Il en est ainsi d’Octopus, où le chorégraphe illusionniste, partant du thème de la beauté, réinvente sa façon de travailler en jouant de ses motifs favoris, et se lance dans l’aventure d’un ballet «mêlant la simplicité et le raffinement, la soie et le poil à gratter». Du solo à la chorégraphie chorale, cette variation de tableaux laisse place à la jubilation, même si le propos est tempéré d’une gravité inhabituelle. Une invitation au plaisir à coup sûr. Le touche-à-tout qui sait si bien jouer les passeurs entre les mondes de la danse, du cirque et de l’image célèbre «la beauté dénuée d’artifices, celle qui par sa simplicité et sa pureté émeut, hypnotise et que l’on convoite». Le chorégraphe explore les contrastes, citant par exemple la jalousie où se côtoient beauté du corps et laideur du sentiment. Le spectacle mêle des instants de pure émotion à des saynètes ironiques ou provocatrices. Decouflé fait même apparaître le comédien Christophe Salengro couronné d’oreilles et dubitatif… le tout étant lié par une musique tambour battant, interprétée sur scène par le groupe Nosfell, alternant rock, rap et musique expérimentale !
« Combiner beauté, élégance, crudité et drôlerie porte un nom : Decouflé, mais aussi un titre, Octopus. Avec huit danseurs et deux musiciens en scène, la nouvelle pièce, superbement inventive, de l’un des chorégraphes les plus populaires de la danse contemporaine française, possède un jeu tentaculaire à secouer tous les océans. En pirate amoureux et gourmand, Decouflé trafique la revue érotique, le défilé de mode, le Boléro de Ravel, le spectacle de magie... pour son plus grand plaisir et le nôtre. » Rosita Boisseau - Le Monde


