Composé de quatre films courts, Oki’s movie se présente comme quatre variations sur une même histoire centrale, un récit mettant en scène les mêmes personnages confrontés à leurs hésitations amoureuses.
Pour qui est devenu quelque peu familier de l’univers, du récit et de la mise en scène de Hong Sangsoo, dont la plupart des films ont été programmés à la MCA, le scénario de ce nouvel opus qui se présente sous la forme de quatre récits, ne doit pas étonner. Hong Sangsoo n’aime rien moins que de broder avec brio, élégance, humour, mais férocité aussi, autour des figures de l’amour, de ce qu’il induit de comportements, d’hésitations, de passion, d’angoisse. C’est un cinéma qui fait penser à celui de Rohmer, un Rohmer alcoolisé qui multiplierait les points de vue sur une même histoire, brouillant avec plaisir les pistes. Ce n’est pas anodin que dans la plupart de ses films, Hong Sangsoo fasse du personnage central un cinéaste en quête d’un film, qui sans cesse semble lui échapper.

