Policiers, gangsters, détectives, espions, barbouzes de tous poils ont traversé et traversent encore les écrans de cinéma, se glissant dans les films de genre tels que le polar, le thriller, le film d’espionnage, voire la comédie ou la parodie. Dès le muet, ces archétypes sont présents. Le Dr Mabuse de Fritz Lang valait bien le Chiffre et autres fertiles représentants du mal. Certaines de ces figures issues fréquemment de l’imagination de romanciers souvent médiocres sont devenues des personnages à part entière du 7ème art. Ainsi du cerveau anglais de Ian Fleming découle le si british James Bond mieux connu sous le matricule 007 (vous savez : «My name is Bond. James Bond»). Flegmatique, stylé, insatiable coureur de jupons, Bond ne cesse de lutter contre l’empire des Ténèbres qui menace l’existence de la Blanche Albion et du reste du monde. Immanquablement à deux doigts de mourir mais renaissant inlassablement de ses cendres. Immortel Bond ! Casino Royale, à ne pas confondre avec le film parodique des années 70, reprend la saga de l’espion britannique à ses débuts, donnant ainsi, d’une certaine façon, les clés d’un personnage chronologiquement alors au début de sa saga cinématographique.
Inventé par le Français Jean Bruce, voici l’antithèse de Bond, le tellement franchouillard Hubert Bonisseur de la Bath dit OSS 117, fleuron du contre espionnage français auquel Jean Dujardin a redonné vie avec décalage et humour, en faisant un crétin abyssal, raciste, macho, et donc, au final, drôle. Le talent de l’acteur y étant pour beaucoup. Nous sommes loin, très loin des adaptations ringardes des années 60. Dans un Caire nid d’espions de BD, OSS 117 se révèle aussi peu à l’aise qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Catastrophes assurées et parodie réussie.
Et que dire de l’archétypal et séminal Sherlock Holmes, la machine à détecter la plus performante, la plus virtuose, qui fût. Adepte des opiacés et violiste à ses heures, Holmes est d’abord un cerveau unique, voie d’accès royale à une vérité qui se dérobe. Sherlock Holmes, c’est la raison triomphante et un immuable vainqueur des forces du mal. Holmes fut souvent incarné à l’écran, de Basil Rathbone qui prêta, durant les années 40, quatorze fois sa silhouette élégante au personnage de Conan Doyle, au dernier en date à ce jour, Robert Downey Jr., figurant un Holmes spectaculaire autant en muscles qu’en cerveau, super héros virevoltant et galvanisé par la toute puissance du numérique.
PROGRAMME :
18h30 OSS 117, LE CAIRE NID D’ESPIONS
Michel Hazavanicius - 2006 - COULEURS - 99mn
avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika...
20h30 Casino royale
Martin Campbell - 2006 - couleurs - 138mn
avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen...
23h Sherlock Holmes
Guy Ritchie - 2009 - couleurs - 127mn
avec Robert Downey Jr., Jude Law, Mark Strong...

