Musiques du Maghreb
Mohamed Bajeddoub et Kamel El Harrachi

Deux musiciens d’exception nous venant du Maroc et d’Algérie enchanteront cette grande soirée dédiée aux musiques du Maghreb. Chacun de ces deux grands musiciens cultive une tradition musicale au service de l’intelligence, de la tolérance et du respect.



MOHAMED BAJEDDOUB

ET SON ENSEMBLE CHABAB AL ANDALOUSS


Né à Safi au Maroc, en 1945, Mohamed Bajeddoub montre dès son plus jeune âge un grand intérêt pour pour la musique arabe andalouse et le chant religieux. La Zawiya est la première école où il apprendra les fondements de cet art. À 16 ans, il s’initie auprès du grand maître feu Sidi Said Qadiri à Salé et du maître Mohamed Tbayek à Marrakech. Deux ans plus tard, son talent retient l’attention du grand maître Haj driss Benjelloun, qui le présentera au chef d’orchestre Labrihi et maître Haj Abdelkrim Raïs. Ces grands maîtres de la musique arabo-andalouse l’encouragent à développer son art dans le style «Mawal». Il s’est  désormais imposé parmi eux.

Mohamed Bajeddoub chante une époque où la musique et le chant arabes se jouaient des nationalismes et des institutions. Au firmament d’un Islam unificateur, partant de la cour Abbasside d’Haroun al–Rashid, l’art musical, qui s’épanouit de Damas à Cordoue, fut celui d’une extraordinaire synthèse d’idées et d’influences. La musique était un joyau façonné à travers la philosophie, la science des étoiles et l’ouverture dans un monde où l’Orient et le Maghreb étaient aussi arabes que persans, ou plus tard turcs.

Alors Mohamed Bajeddoub est aujourd’hui l’un des plus grands représentants de cette musique porteuse d’idées, de paix et de valeurs universelles, un passeur, une grande ourse dans cet univers aux mille et un reflets de beauté.

 


KAMEL EL HARRACHI

Né à Alger, au début des années 70, Kamel El Harrachi a été un fan des chansons de son père, Dahmane El Harrachi, même s’il a grandi loin de lui. Révélé par les scènes underground parisiennes en1991, il possède une immense culture chaâbi, nourrie par l’écoute de grands maîtres comme Amar Ezzahi ou Kamel Bourdib, et s’intéresse aux styles traditionnels kabyle d’Akli Yahiaten et oranais des pionniers Ahmed Wahby et Blaoui Houari. Une voix limpide et une diction impeccable en font un des chantres du blues de la casbah les plus appréciés par le grand public.

Kamel El Harrachi fait partie d’une génération de musiciens attachés au genre chaâbi et soucieux de le voir évoluer avec son temps. II a d’ailleurs introduit une contrebasse, un piano, et sur certains morceaux des congas. Il a aussi travaillé l’orchestration, et écrit ses propres textes, qui relèvent, comme ceux des anciens, «du social» : «Le chaâbi parle de la vie des gens, de la société, de l’exil, de la trahison, de l’amour…».

Un timbre rocailleux comme son géniteur, plus fluide, un jeu particulier de la mandole, Kamel chante Ya Rayah (Toi qui t’en vas), un air des années 70 relancé par Rachid Taha, et fait le bonheur des salles. C’est que toujours il rend hommage à son père, disparu trop tôt mais qui a su donner de l’espoir aux générations qui souffraient… le fils prend le relais avec élégance, respect et art.



Mohamed Bajeddoub

«Une voix exceptionnelle, magnifiant une musique cosmopolite, née voilà plus de mille ans.» Libération



Kamel El Harrachi

«L’héritier flamboyant du Chaâbi algérois.» Babel Med Music 2009


Tarif C - de 11 à 26 €
Grand Théâtre

Ouverture réservation
Adhérents: 05/11
Public: 19/11

L’association Femmes en mouvement organisera un bar (boissons + pâtisseries) pour la soirée du 3 février.

Mohamed Bajeddoub
et son ensemble
Chabab Al Andalouss

Mohamed Bajeddoub
chant

(sous réserve) :
Mourad Bennani
luth
Adil Benjelloun
rebab
Hicham Belghiti
premier violon
Ahmed Beniis
second violon
Mohamed Amine Debbi
tar
Khalid Frej
derbouka

Zaman Production


Kamel El Harrachi

Kamel El HARRACHI
CHANT, mandole
Mourad AMRANI
Percussions
Farhat BOUALLAGUI
Violon
Nabil MANSOUR
Tar
Sidali OUDANE
Banjo
Philippe SORIANO
Contrebasse

TURN AGAIN MUSIC