Les vacanciers envahissent l’Hôtel de la plage. Arrive Monsieur Hulot dont les joyeuses maladresses n’auront de cesse de perturber la quiétude des citadins en villégiature. En canoë, sur la plage, au restaurant, en pique-nique et même au cimetière, Hulot enchaîne les catastrophes en tout genre.
Une évidence : Les vacances de Monsieur Hulot est un chef d’œuvre cinématographique, un pur moment de bonheur et de jubilation. Autant d’inventions formelles génératrices de formidables gags, tant de légèreté dans la narration et la gestuelle sont chose rare. Si le film est devenu au fil des ans une sorte de documentaire sur la France du début des années 50, il demeure avant tout l’expression d’une puissance de désordre en mouvement, celle de Hulot, véritable grain de sable vivant capable de faire dérailler n’importe quel système établi, exprimant ainsi son inaltérable et vivifiante inadaptation au monde.
Chacun sait que le cinéma de Tati est davantage bruité que parlé. La mémoire ou la nostalgie du muet y est à l’œuvre de manière décapante, euphorique.
Serge Toubiana (Directeur de la Cinémathèque Française)
Ciné-Club le lundi 21 septembre à 18h30.

