En 1932, Paul Nizan dénonçait dans Les chiens de garde les philosophes et écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en chiens de garde de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, évangélistes du marché et gardien de l’ordre social.
Les nouveaux chiens de garde dénonce avec férocité la presse qui se revendique pluraliste et indépendante. Avec humour et didactisme, le film démontre la menace croissante d’une information produite par les groupes industriels du CAC 40, et conçue comme une quelconque marchandise. C’est un film jubilatoire et inquiétant, implacable dans sa mise à nu des mécanismes idéologiques glorifiant les lois d’airain du marché. C’est révoltant de voir les bassesses, les mensonges, les conflits d’intérêt de ces « maîtres à penser ». À voir impérativement.
Le vendredi 13 janvier à 20h00, débat avec Ugo Palheta, sociologue, membre de Action CRitique MEDuas, et François Ruffin, fondateur du journal Fakir.

