Londres 1886. Basil Hallward peint le portrait du séduisant Dorian Gray. Celui-ci s’éprend d’une chanteuse de music-hall. Mais cet amour ne résiste pas aux conventions sociales. Par désespoir amoureux, Dorian Gray signe un pacte avec le diable lui assurant une éternelle jeunesse. Les signes de vieillesse et de débauche n’altèrent alors que son portrait.
C’est sans conteste la meilleure adaptation cinématographique du célèbre roman d’Oscar Wilde. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on connaît le film le plus célèbre d’Albert Lewin, cinéaste peu connu, le merveilleux Pandora, ovni cinématographique au sein de la production hollywoodienne des années 40. Lewin a su transcrire le côté fin de siècle du roman de Wilde, cette alliance de beauté et d’attirance pour le vice à travers une mise en scène fluide et esthétiquement forte. George Sanders s’y révèle une fois de plus un acteur rare, séduisant, à la fois aristocrate et trouble à l’image du film lui-même.
Une rareté : une adaptation hollywoodienne à la fois fidèle et qui rend justice à ses sources. (The Time out film)

