Nous sommes en Catalogne durant les années qui suivirent la guerre civile, période marquée par la violence, la haine, les mensonges. C’est l’histoire d’Andreu, un jeune garçon de dix ans, dont le père ancien républicain est accusé de meurtre. Andreu, alors recueilli par sa grand-mère, va découvrir, entre légende et réalité, entre faits et faux semblants, une vérité sordide et sombre, un creuset d’inhumanité.
Couvert de prix, les Goyas espagnols étant l’équivalent de nos Césars, Le pain noir nous plonge dans les affres de l’après-guerre civile, une période vue à travers les yeux d’un enfant dans un petit village perdu au cœur de magnifiques montagnes sauvages. Misère, peur, violence, religion et superstition y règnent en maître. Andreu va découvrir à la fois la sexualité, la haine et le mensonge, la peur et la souffrance, l’intolérance et le rejet le plus abject de l’autre. Classique de forme, remarquablement interprété, le film d’Agusti Villaronga possède une indéniable force romanesque, un souffle et une puissance à l’image d’une impressionnante scène d’ouverture.

