A 17 ans, Claire se débat entre son engagement dans la natation et ses premiers émois amoureux. Son grand-père, aussi mystérieux qu’extravagant, l’a accueilli dans sa grande demeure. Mais Claire l’évite soigneusement. Fiers, insoumis, solitaires, ils représentent deux générations qui se repoussent et s’attirent, deux trajectoires enlacées, l’une en quête d’avenir, l’autre tourmentée par le passé.
Bénéficier de l’immense talent, de la présence magnétique de Michel Piccoli pour un premier film est déjà la certitude de la qualité du scénario proposé. Et c’est le cas à travers ce récit qui est tout autant un récit d’apprentissage que celui d’un homme rattrapé par sa mémoire. Ces deux mouvements inverses irriguent le film, lui donnant son rythme et sa densité romanesque. Telle une partition musicale, le film joue d’échos, de parallèle, entre les personnages, tout comme la nature qui tisse des liens avec ces deux solitudes en mouvement. Si Claire tente de surfer sur le mouvement même de la vie, à l’image de la nage qu’elle pratique, le vieil homme, lui, ne peut être que « peuplé » des ombres du passé.
"Le Bel Age" se nourrit de secrets oubliés, de douleurs enfouies, de sentiments inavoués. Une mise en scène très maîtrisée et des acteurs exceptionnels lui donnent une limpidité, une luminosité étonnantes."
Pascal Mérigeau - Le Nouvel Observateur

