Une salle de bal populaire, anonyme, s’emplit et se vide de ses habitués de l’histoire. Des filles plus ou moins jeunes, des garçons plus ou moins sérieux, des orchestres se relaient pour raconter la vie qui va. Cette histoire sans fin commence dans les années 30 et couvre la guerre et l’après-guerre, les années rock, Mai 68…
Le Bal, créé par le Théâtre du Campagnol, fut l’un des plus grands succès théâtraux de la fin des années 70. Pièce tout à fait muette où les comédiens dansaient sur des airs de java, de tango ou de jazz, elle était une formidable façon de narrer l’histoire, du Front Populaire à mai 68, l’histoire collective des luttes et l’histoire individuelle de figures emblématiques de la société française. Le film d’Ettore Scola en retrouve la magie, y ajoutant celle propre au cinéma. Scola a parfaitement restitué l’ambiance du spectacle. Le Bal demeure l’une de ses plus belles réussites.
Le film est drôle, émouvant, mythique, épique et tellement riche qu’on peut le revoir indéfiniment. (Dictionnaire des films)

