Les songes sont-ils des mensonges ? Et les rêves ? Sont-ils conformes à la réalité ? Elle est infinie et abyssale la merveilleuse question que pose Pedro Calderón de la Barca dans son œuvre la plus lue, la plus connue, La vie est un rêve. À sa naissance, les astres ont annoncé que Sigismond détrônerait son père, le roi Basile, et deviendrait un tyran sanguinaire. Afin de détourner son fils de son terrible destin, le roi Basile l’enferme dans une tour, où il grandit reclus, loin du monde et de ses tentations. Mais le roi, quelques années plus tard, veut mettre à l’épreuve la parole des astres. Grâce à un somnifère, il libère le prince et le conduit au palais royal où ce dernier se réveille dans un lit royal… Mais ce jeune roi d’un jour commet des méfaits et est à nouveau conduit en prison, toujours sous l’effet d’une potion soporifique. À son réveil, Sigismond se confie à son geôlier, raconte son aventure, ne sachant s’il l’a vécue ou rêvée… Évidemment, mais nous n’en dirons pas plus, une histoire d’amour se cache derrière tout ça… Le metteur en scène bulgare, Galin Stoev, met en scène cette pièce mythique, incontournable du répertoire espagnol, riche en rebondissements, émotions et troubles, aux accents métaphysiques. En en faisant une lecture minimaliste, loin de l’esthétique baroque dans laquelle elle a été conçue, le metteur en scène révèle l’étonnante sensualité de cette expérience onirique hors du commun.
« Un théâtre qui se construit à vue avec des comédiens – jeunes le plus souvent – qui se tiennent sur la scène et jouent à jouer avec un formidable appétit de récit. » Le Temps
« Une formidable troupe de comédiens pour une expérience onirique, froide et plastique, épurée et poignante. » Camille Perotti - La Libre Belgique


