Le sud esclavagiste. Amantha Starr découvre, à la mort de son père, qu’elle a du sang noir. Ses terres tombent entre les mains d’un affairiste qui la vend comme esclave à un riche planteur Hamish Bond qui va la considérer non comme esclave mais comme une amie. La guerre de sécession éclatant, Hamish offre sa liberté à Amantha qui préfère rester à ses côtés. Traqués par les soldats nordistes, ils fuient.
L’un des derniers films d’un géant d’Hollywood qui fut un maître de l’action. Que ce soit dans le western, le film noir ou le film d’aventure, Walsh a mis en scène des personnages en mouvement, en quête de liberté. Sudiste de cœur, Walsh ne fait pourtant pas de L’esclave libre une œuvre politique, la guerre de sécession n’apparaît qu’en filigrane, mais au contraire une magnifique histoire d’amour et de danger aux multiples rebondissements, une de ses plus belles réussites esthétiques.
L’esclave libre est pour Walsh l’occasion de composer un fascinant portrait de femme, victime des circonstances mais décidée à tout tenter pour faire triompher ses convictions. Une œuvre superbe. Patrick Brion

