Été 1956, une base militaire isolée. Des recrues âgées de 18 ans, plus ou moins inaptes au maniement des armes, arrivent autant des quartiers riches de Jérusalem que des kibboutzim. Malgré les grands écarts sociaux ou culturels, ils se passionnent pour les mêmes choses, les filles, le foot, et vont vivre une expérience qui va bouleverser leur vie.
Scrutateur acerbe de la société israélienne dans ses premiers films, Mariage tardif et Cadeau du ciel, Dover Kosahvili poursuit le portrait de son pays en se penchant sur la période qui suit de peu la naissance de l’état, et sur l’institution centrale de la société israélienne, l’armée. Il y a dans ce film un petit côté Désert des Tartares : nous présentons bien une menace extérieure, mais jamais elle ne se manifestera de façon quelconque. Le vrai sujet du film est cette infiltration des esprits et des corps, l’absurdité des exigences militaires, le dérèglement des individualités, qui mènera chacun des jeunes protagonistes du film à perdre l’innocence de la jeunesse.
Un récit d’initiation qui prend des airs de pamphlet. (Les Cahiers du cinéma)

