Démuni et en quête d’une fin digne, le samouraï Hanshiro demande au seigneur Kagehu de pouvoir se suicider dans la cour de son domaine. Refusant d’accéder à sa demande, Kagehu lui narre le destin tragique du jeune rônin Motome, qui avait fait le même vœu des années plus tôt. Mais il ignore le lien qui unit Hanshiro à Motome.
Spécialiste d’un cinéma violent, fantastique et film de yakusa, Takashi Miike s’attaque ici au remake d’un célébrissime film de samouraïs des années 60, Hara-kiri réalisé par Masaki Kobayashi. Le film initial était une œuvre de vengeance et une vision critique de la société féodale japonaise, de son inhumanité, de son injustice sociale. La version de Takashi Miike s’en éloigne, laissant «bizarrement» la violence dans l’ombre, pour mieux se focaliser sur l’aspect intime du drame et de ses dimensions familiales. Plus proche parfois des grands cinéastes classiques japonais, il apporte avec ce nouvel opus une touche de poésie et d’ambiguïté.
Un mélodrame flamboyant. (Le Journal du dimanche)

