Paul rencontre Frédéric qui est peintre. Il vit avec Angèle, une actrice qui fait du cinéma en Italie. Pour vivre en attendant d’être acteur, Paul fait de la figuration. Il rencontre Elisabeth, elle aussi figurante. Ils tombent amoureux. Frédéric invite alors Paul et Elisabeth à Rome.
Le cinéma de Philippe Garrel demeure un «anachronisme permanent», tant le cinéaste filme depuis toujours avec le désir de retrouver les aspects «primitifs» du cinéma, la pureté de l’image, sa sensualité, son intensité, son potentiel poétique. Romantique et radical, il poursuit sa quête d’un cinéma hanté par l’amour, la passion, de façon à la fois intense et épurée. À l’ombre du Mépris de Godard - un couple, le cinéma et Rome - Un été brûlant est pour le cinéaste des Amants réguliers, des Frontières de l’aube, du Vent de la nuit, pour ne citer que ses derniers films, l’occasion d’une nouvelle variation autour des figures inextricablement liées de l’amour et de la mort. Et, comme à chaque fois, on est émerveillé par la grâce de ce cinéma.
Le cinéma de Garrel reste éternellement jeune. (Les Inrockuptibles)

