Né à l’aube des années 70, le dialogue entre Chick Corea et Gary Burton n’a pas d’équivalent dans l’histoire de la musique.
Chick Corea est un immense pianiste classique américain découvert par Miles Davis, qui s’est plutôt fait connaître par ses travaux jazz/rock, qui lui ont valu de remporter une dizaine de Grammy Awards.
Gary Burton, quant à lui, fait partie de ces musiciens de jazz dont l’empreinte sur l’instrument est si forte que leur influence excède largement la sphère du jazz. Ayant développé une technique à quatre baguettes d’une virtuosité exceptionnelle, le vibraphoniste a contribué à renouveler en profondeur l’approche de son instrument, développant un style d’improvisation inédit. Soliste précoce, il est aussi l’un des pionniers du jazz-rock.
Cette association piano / vibraphone, virtuose certes, mais d’une musicalité démentielle, a donné naissance à un jazz chambriste totalement nouveau. Un jazz contemporain sophistiqué dont les deux hommes poursuivent l’élaboration à chaque retrouvaille. Et elles sont nombreuses ! Complice et attentif, ce dialogue sans filet comme complémentarité évidente entre les deux instruments reste même un réel sommet dans leur parcours musical respectif. Un raffinement capable d’oser le swing !
« Burton domine toujours sa technique exceptionnelle à quatre mailloches ; Corea est en pleine possession de son style percussif, avec un toucher incroyablement précis et rond, l’un des plus beaux qui existe au piano pour le jazz. Le plaisir que prennent ces deux-là à jouer ensemble s’entend et se voit : ils connaissent sans doute leur place dans l’histoire, mais n’en font pas un plat. C’est le goût de la musique qui les anime, rien d’autre. » Michel Contat - Télérama


