Black blood
réalisation et scénario Miaoyan Zhang

Dans un coin reculé de la Chine, Xiaolin et sa femme vendent leur sang pour payer l’école de leur fille. Ils finissent par créer une petite banque du sang  qu’ils nomment Ali Baba. Avec ces profits, la cour autrefois déserte se remplit de moutons.

C’est d’abord un film d’une grande beauté tant le noir et blanc, le sens du cadre, la lenteur majestueuse, le côté marmoréen du paysage désertique, la rencontre abrupte du ciel et de la terre, donnent au film son ambition plastique. C’est également une vision quasi métonymique de la société chinoise actuelle où le monde paysan se meurt et où le système capitaliste inhumain va jusqu’à littéralement pomper le sang des plus pauvres. Miaoyan fait preuve d’un véritable regard de cinéaste, de cette capacité à manier image et son pour générer un monde en soi. Et malgré le côté profondément dramatique de son sujet, Black blood laisse percer d’étonnantes échappées quasi burlesques, la répétition de certains actes prenant des tonalités absurdes.



Un des plus beaux films vus à Cannes cette année. (L’Humanité)

 


Tarif cinéma - de 4,05 à 7,10 €
Cinema Orson Welles

Ouverture réservation
Adhérents: 00/00
Public: 00/00

Chine - 2011 - noir et blanc - 123mn

réalisation et scénario : Miaoyan Zhang

images : Miaoyan Zhang
musique : Abdy F. Butler
et Annette Bauer

avec :
Danhui Mao, Mengjuan Lu, Yingying

FESTIVAL DE CANNES 2011