Au cours d’un après-midi caniculaire dans le sud de la France, quatre parcours se croisent : ceux de Stéphane et Luigi, deux cousins à peine sortis de l’adolescence, de Georges, ancien ouvrier à la retraite, d’Amélie, la petite amie de Luigi et de sa mère Anne. Quatre vies quotidiennes semées de blessures, d’humiliations, de peurs, de lassitude, et qui convergent vers une tragédie.
Un premier film est toujours quelque chose de fragile, de risqué. Celui-ci frappe tant par sa narration, à la fois simple et complexe, linéaire et démultipliée, que par le sens du tragique qui s’y manifeste. Quatre destins vont s’entrecroiser jusqu’au dénouement final comme si les fils distincts de chacun d’entre eux tissaient une irrémédiable tapisserie. Il y a dans Après le sud une convergence, assez rare somme toute, entre une forme de réalisme social, mais que transcende une mise en scène acérée, et une attention aux mouvements intérieurs des personnages. A l’arrivée, la révélation d’un talent.
C’est d’abord un effort de mise en scène qu’il faut saluer dans ce film. (Les Cahiers du cinéma)

