Un homme et une femme, âgés respectivement de 70 et 73 ans, célibataires tous les deux, tombent irrésistiblement amoureux. Leur amour grandit entre chanson, étude et sexe. Redécouvrant la vie, ils se sentent désormais trop jeunes pour mourir.
Sur un tel sujet délicat à traiter, l’amour chez les gens âgés, le grand cinéaste japonais Kiju Yoshida avait réalisé un magnifique film, Promesse. Découvert à Cannes en 2002 ( ce qui en dit long sur les difficultés de la distribution) Trop jeunes pour mourir trouve son identité filmique en brouillant les frontières entre documentaire et fiction, le cinéaste ayant fait rejouer aux deux protagonistes leur véritable histoire. Jamais sordide, ni platement sensationnaliste ou voyeuriste, le film est avant tout l’éloge d’une vitalité, celle de la vie que la sexualité magnifie, celle de la vie qui oublie la mort forcément proche.
Park Jin-pyo donne l’impression d’attendre, tapi au fond de la chambre, la preuve qu’une vieillesse heureuse est possible.
Charlotte Garson (les Cahiers du cinéma)