Prague. Jan Dite quitte, tant bien que mal, la prison où il a purgé une peine de près de 15 ans. Alors qu’il s’installe dans un village abandonné, les occupants d’origine allemande en ayant été chassé à la fin de la guerre, il se souvient de sa jeunesse, de sa grande ambition d’alors, devenir millionnaire, de la guerre et de ses affres.
Jiri Menzel aura fait partie, avec Milos Forman, Ivan Passer et Vera Chytilova, de la nouvelle vague tchèque que la normalisation qui suivit le Printemps de Prague aura tuée dans l’œuf. Ses films d’alors, Trains étroitement surveillés, Alouettes sur un fil, sont des petits bijoux d’humour et de poésie. Il réapparaît en 1986 avec Mon cher petit village, comédie décapante. Ce nouveau film retrouve sa veine et son climat d’ironie douce, ses personnages d’anti-héros naïfs, ce ton de tragi-comédie qui aura marqué son œuvre. Adaptant à nouveau le grand romancier Bohumil Hrabal, Menzel, sous couvert d’un récit picaresque, revient sur l’histoire tragique de la Tchécoslovaquie des cinquante dernières années.