Récit croisé : Adela a décidé de quitter sa petite ville de province avec son bébé pour Madrid. Elle trouve un travail et noue de nouvelles amitiés. Un attentat brisera sa vie. Antonia mène une vie tranquille entourée de son compagnon et de ses filles. Cette paix se brise lorsque le cancer touche l’une des filles et qu’une autre demande de l’argent.
Ce jeune cinéaste catalan s’est fait remarquer dès son premier film Las horas del dia (programmé au Festival d’Amiens en 2004), portrait glacial d’un tueur agissant sans la moindre justification. Un réalisme étouffant, un traitement radical du temps et de l’espace, marquaient ce premier essai. On retrouve ces qualités dans La Soledad. Le récit fait se croiser, et se décroiser, deux destinées banales qui vont se fracasser, l’une sur une réalité extérieure (un attentat), l’autre sur une réalité interne (le nœud familial). Recourant au split-screen (l’écran divisé en deux parties), Rosales renforce ainsi l’expressivité de ce qui se joue entre les personnages, crée un espace filmique où s’agrègent vérités sociologiques et humaines.