Un village turc adossé à la montagne et face à la mer. La vie de ses habitants est rythmée par le passage des saisons et les appels à la prière. Omar, Yakup et Yildiz, âgés d’une douzaine d’années, observent la vie des adultes et tentent de se faire une place dans cet univers souvent violent.
Après la figure tutélaire d’Yilmaz Güney, auteur réprimé de Yol, une nouvelle génération de cinéastes voit le jour au détour du nouveau millénaire. Nuri Bilge Ceylan en est la figure de proue (Uzak, Les climats). Reha Erdem, dont des temps et des vents est le quatrième film, en fait partie. En marge du cinéma commercial, c’est un cinéma qui observe la réalité et les mentalités turques d’aujourd’hui. Ainsi, ce beau film met en scène, tel le cycle des saisons et celui, quotidien, des prières, au cœur d’une nature élégiaque, la permanence de la figure répressive du père, la violence faite aux enfants et à l’enfance qui semble se perpétuer tel un cercle vicieux