La côte californienne. Une jeune hippie s’éprend d’un riche quinquagénaire de Los Angeles qui, après avoir hésité et malgré les obstacles rencontrés sur le plan social, accepte de se lancer dans une expérience de vie commune.
Troisième film de Clint Eastwood en tant que réalisateur, après Un frisson dans la nuit et L’homme des hautes plaines, Breezy dérouta le public de par son ton doux amère et son aspect de romance peu associé alors à l’acteur cinéaste. Le cinéaste se révèle pourtant habile à filmer les enthousiasmes, les désarrois, la confusion et les silences de ses personnages. En parallèle, Eastwood brosse avec douceur le portrait d’une Amérique alors en pleine mutation, confrontant la génération des années 50 et celle qui aspire à plus de liberté de comportement. Le style d’Eastwood se met pleinement en place dans ce film à redécouvrir.
C’est une fable assez simple, mais vraie. Nous passons tous à côté de quelque chose et négligeons d’apprécier toutes les couleurs du prisme.
Clint Eastwood (Entretiens avec Michael Henry Wilson - Cahiers du cinéma)