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grand théâtre / tarif D
ouverture de location : 01/03 (avec carte) 26/04 (plein tarif)

mardi 20 mai 2008 > 20h30

Toki
Sankai Juku

mise en scène, chorégraphie et conception : Ushio Amagatsu

Toki - Sankai Juku

réalisation des musiques :
Takashi Kako
Yas-Kaz
Yoichiro Yoshikawa

danseurs :
Ushio Amagatsu
Semimaru
Toru Iwashita
Sho Takeuchi
Akihito Ichihara
Taiyo Tochiaki
Ichiro Hasegawa
Dai Marsuoka

coproduction : Théâtre de la Ville (Paris), Kitakyushu Performing Arts Center (Fukuoka, Japon), Sankai Juku (Tokyo, Japon)

avec le soutien de Toyota et Shiseido

Crédit photo : Sankai Juku

 

 

 

Tout en spirales et spasmes, la dernière création de la compagnie Sankai Juku, Toki, comme le signifie son titre en japonais, décrit un instant dans les temps entrelacés. Le chorégraphe Ushio Amagatsu est le maître incontesté du butô, un courant chorégraphique né au Japon dans les années 60. Très apprécié en Occident, le butô est une forme de théâtre de la cruauté inspirée par les écrivains Yukio Mishima, Jean Genet, Lautréamont et Sade. Les huit interprètes de Toki ont conservé l'aspect type du danseur de butô : crâne, visage et corps entièrement poudrés, silhouette bien charpentée mais particulièrement souple. Drapés dans de longues robes claires, ces hommes entretiennent une profonde ambiguïté. Mugissement du vent, musique planante, le rituel, soutenu par un rythme répétitif et de lancinantes ondulations des corps, invite à la contemplation et irradie d'une pureté toute irréelle et néanmoins convoitée.
Art majeur japonais, le butô invite au voyage, à tous les voyages, mais d'abord au voyage le plus précieux, le plus doux, le plus terrible, la conquête de sa propre identité, le voyage au centre de nos émotions les plus secrètes.

«Une chose crève les yeux : la singularité insolente de ce monde suavement trouble qui trempe la danse dans un bain rare de poésie et de philosophie. Et ce, sans appuyer, en traçant simplement sur le plateau un mouvement aiguisé, travaillé, toujours en quête de la connexion juste avec soi-même et le réel.»
Rosita Boisseau - Le Monde

 
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