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grand théâtre / tarif C
ouverture de location : 01/12 (avec carte) 15/12 (plein tarif)

jeudi 10 janvier 2008 > 20h30

Misia
Lisboarium

Misia - Lisboarium

Misia - chant
José Manuel Neto - guitare portugaise
Carlos Manuel Proença - viola de Fado
Luis Cunha - violon

programme :
musique du Fado traditionnel sur des textes de Fernando Pessoa, Mário de Sá Carneiro, Antonio Botto,  José Carlos Ary dos Santos, Vasco Graça Moura, Lídia Jorge, Mário Cláudio, José Saramago, Agostina Bessa-Luís, Paulo José Miranda, José Luis Peixoto     

crédit photo : A. Brazio        

 

 

 

La dame énigmatique à la chevelure noir jais s’engage dans de nouvelles voies. De mère catalane et de père portugais, Mísia renouvelle au début des années 90, bien avant que cela ne soit à la mode, un genre figé, dans un folklore bon teint, par les longues années de la dictature salazariste et la figure tutélaire d’Amalia Rodrigues. Mísia chante les poètes contemporains et redonne au fado une vitalité oubliée, intellectuelle et dramatique. Alors que dans son sillage, se sont engouffrées les nouvelles fadistes qui font le bonheur des radios «variétés», la muse de José Saramago, Prix Nobel de Littérature, continue d’inventer, d’essayer, de créer. Vivant désormais à Paris, afin de retrouver la douceur amère de la saudade, la chanteuse inspirée consacre son nouveau spectacle à sa ville, la ville du fado, Lisbonne. Le spectacle débute en toute intimité par une «Guitarrada», jouée avec une guitare portugaise à douze cordes et une viola de fado. Cette introduction musicale invite au voyage au travers d’œuvres de grands guitaristes et compositeurs du début du 20ème siècle à nos jours. Puis Mísia chante, sur des airs de fado traditionnel, les textes de grand poètes contemporains écrits spécialement pour sa voix…

«Mísia n'est sans doute pas la plus belle voix féminine du fado actuel, mais elle en est la meilleure interprète : les nuances vocales, la gestuelle minimaliste sont au service de l'émotion et de la beauté des textes, la chanteuse s'effaçant derrière son répertoire.
Au fil du concert, Mísia se laisse aller à la légèreté et s'approche du fado vadi, espiègle et improvisé dans la chaleur des maisons de fado. Le tour de chant s'achève par un hommage à Edith Piaf, où les mélismes de la voix réveillent en écho les origines kabyles de la Môme

François-Xavier Gomez - Libération

 
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