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grand théâtre / tarif C
ouverture de location : 20/06 (avec carte) 17/11 (plein tarif)

mercredi 12 décembre 2007 > 20h30
jeudi 13 décembre 2007 > 19h30
vendredi 14 décembre 2007 > 20h30

Le Cid

de Pierre Corneille (version de 1660)
mise en scène : Alain Ollivier

Le Cid

assisté de
Malik Rumeau
scénographie :
Daniel Jeanneteau
assisté de
Mathieu Dupuy
lumières :
Marie-Christine Soma
assistée de
Anne Vaglio           
costumes :
Florence Sadaune

avec :
John Arnold
Thibaut Corrion
Fabrice Farchi
Philippe Girard
Mathieu Marie
Malik Rumeau
Bruno Sermonne
Claire Sermonne
Irina Solano
Myriam Tadessé
Stéphane Valensi
Julie Vidit

coproduction : Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Centre Dramatique National, Les Nuits de Fourvière, La Filature - Scène nationale de Mulhouse, Maison de la Culture d’Amiens - Centre de création et de production.

crédit photo : "1st baron Herbert of Cherbury", Isaac Oliver

 

 

 

 

Fleuron acéré de la littérature dramatique française, Le Cid aiguise de ses vers passionnés les vertiges de l’amour fou. Une exception poétique bien française, Madame !
Cornélien en diable, et toujours en suspens, le choix imposé par l’arbitraire paternel à Rodrigue brûle le poétique sur l’autel du politique.
Le Cid, qui a fait dire du bien de son auteur par Racine, victoire bien plus imposante, s’il en est, que celle de Rodrigue sur les Maures, regorge d’actions, de vastes débats intérieurs, d’émotions chavirées, de noblesse fougueuse, de purs sentiments, de moralité éhontée et de jeunesse. Cette jeunesse qui, en alexandrins, croit avec ferveur qu’un battement de cils peut faire éclore une multitude de papillons multicolores. Alain Ollivier, directeur du Centre Dramatique National de Saint-Denis, metteur en scène confirmé, découvreur de textes étonnants, fait ici allégeance, une fois n’est pas coutume, à la grandeur du verbe national. Avec élégance et virtuosité, le metteur en scène, au service de l’œuvre, célèbre la jeunesse et la vitalité de ces vers, sans laquelle les fruits les plus doux au cœur de l’homme n’auraient aucune saveur.

«… Tout ceci n’aurait pas suffi au succès foudroyant et à la gloire du Cid, partout en Europe, sans la nouveauté et la fluidité de sa langue qui en fait un des moments les plus éclatants de ce long combat qui se livra pour la langue française depuis qu’en 1539 l’ordonnance de Villers-Cotterêts la décréta langue maternelle et officielle du royaume.
Avec Le Cid la poésie dramatique s’imposait comme la forme la plus vivante de la littérature.»

Alain Ollivier

 
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