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petit théâtre / tarif C
ouverture de location : 20/06 (avec carte) 10/11 (plein tarif)

mardi 4 décembre 2007 > 19h30
mercredi 5 décembre 2007 > 20h30
jeudi 6 décembre 2007 > 19h30
vendredi 7 décembre 2007 > 20h30

La maman bohême
suivi de
Médée

deux pièces de Dario Fo et Franca Rame
traduction : Valeria Tasca
montage des textes et mise en scène : Didier Bezace

La Maman bohême - Médée

collaboration artistique :
Laurent Caillon
assistante à la mise en scène :
Dyssia Loubatière
scénographie :
Jean Haas
lumières :
Dominique Fortin
costumes :
Cidalia Da Costa
assistée d'Élisabeth Cerqueira
maquillages, perruques et coiffures : Catherine Saint-Sever
construction décor :
Atelier François Devineau

avec :
Ariane Ascaride
et la participation de
Gérald Cesbron,
Thierry Gibault,
en alternance
distribution en cours

production : Théâtre de la Commune, Centre Dramatique National d’Aubervilliers

crédit photo : Brigitte Enguerand

 

 

 

 

«Le rire libère l’homme de la peur. Tout obscurantisme, tout système de dictature est fondé sur la peur. Alors, rions !», disait Dario Fo. Il faut rire en effet, car si le rire est salvateur, il est souvent aussi d’une cruelle franchise.
Le metteur en scène et comédien Didier Bezace a choisi et réuni, pour l’occasion, deux monologues qu’il place en miroir comme deux actes d’une féroce comédie maternelle. Médée et La maman bohême sont issues de Récits de femmes, un recueil de pièces courtes écrites par Dario Fo et Franca Rame, qui brossent des portraits saillants de femmes inspirées par la lutte des Italiennes pour obtenir le droit au divorce et la législation de l’avortement. La maman bohême se sert de sa langue bien pendue et du théâtre le plus cruel pour partir à l’assaut des idées reçues et construire, pour notre plaisir, un personnage émouvant de femme combattante. À la recherche de son fils anarchiste, elle goûte au plaisir de la vie libre dans une communauté hippie… Quant à Médée, abandonnée par son mari pour une plus jeune, elle se rebelle contre l’ordre établi qui la pousse à accepter son sort.
L’une et l’autre, croisant brutalement un certain désir de liberté, mettent à bas le modèle de la femme dans lequel elles ont été enfermées pendant de si longues années… Ce même modèle dans lequel certains obscurantistes bon teint, reprenant les rennes du pouvoir, voudraient à nouveau cantonner les femmes… Elle est là, pour Didier Bezace, et Ariane Ascaride, merveilleuse maman révolutionnaire, l’urgence de faire du théâtre aujourd’hui, de faire entendre ces textes-là, et de rire…

«Ariane Ascaride est parfaite. Par delà l’énergie naturelle qu’elle dégage, par delà sa densité et son engagement dans ce spectacle, elle est une grande actrice populaire.» Armelle Héliot - Le Figaro

 
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