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grand théâtre / tarif C
ouverture de location : 20/06 (avec carte) 27/10 (plein tarif)

mardi 27 novembre 2007 > 19h30
mercredi 28 novembre 2007 > 20h30
jeudi 29 novembre 2007 > 19h30

Le misanthrope

de : Molière
mise en scène : Lukas Hemleb
avec la troupe des Comédiens-Français

Le misanthrope

scénographie :
Jane Joyet
costumes :
Alice Laloy
lumières :
Xavier Baron
réalisation sonore :
Vanessa Court

avec :
Thierry Hancisse
Isabelle Gardien
Éric Génovèse
Florence Viala
en alternance
avec Clotilde de Bayser
Guillaume Galienne
Clément Hervieu-Léger
Marina Hands
en alternance
avec Marie-Sophie Ferdanne
Cédric Michel

et
Olivier Augrond
Patrick Caillard

distribution sous réserve

production : Comédie Française

crédit photo : Cosimo Mirco Magliocca

 

 

 

Deux ans après Le Tartuffe, un an après Dom Juan, au moment où éclate la querelle de la moralité du théâtre, Molière fait jouer sur son théâtre une comédie où sont critiquées les mœurs de la cour et les médisances qui y circulent. Plutôt que de faire retraite devant les attaques et de protéger sa carrière au service du roi, il pose donc au public des questions qui lui tiennent à cœur… On ne dira jamais assez l’impertinence qu’il y a de tout temps à jouer Molière ! On ne dira jamais assez que sans la liberté de blâmer il n’y a point d’éloge flatteur, et que si le théâtre sert la soupe, elle se doit d’aviver la faim et non de l’apaiser… Le metteur en scène allemand, associé à la Maison de la Culture d’Amiens et, pour l’occasion, invité de la Comédie Française, s’empare avec la profondeur ludique et éclairée qui le caractérise, du Misanthrope où, comme des amants contraires, Alceste et Célimène s’attirent et se repoussent. Les forces qui les habitent bousculent l’ordre tiède de leur entourage ; ils se reconnaissent mutuellement dans leur liberté de ton et de parole. Nul ne sort indemne de leurs conversations, les flèches de l’une valent bien les vérités de l’autre. La prude Arsinoé et les petits marquis abasourdis quittent une partie dont les enjeux leur échappent. C’est que brûle en sous-main une ardeur trop rare…

«Deux grands acteurs [ndrl Sophie Ferdanne et Éric Génovèse] jouent deux personnages qui ont compris qu’il faut savoir jouer mieux que les autres pour préserver une authenticité au cœur de la comédie sociale. Tout Molière est là : son intelligence du monde comme au théâtre, se regardant au miroir d’un art où l’artifice est au service de la vérité.» Fabienne Darge - Le Monde

 
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