Un voyage sensible pour 14 danseurs, pour dire la beauté du monde et son extrême fragilité. La danse, l’art où corps et nature ne font plus qu’un.

Plus qu’une évidence, c’est une urgence. La chorégraphe Blanca Li, toujours poreuse aux évènements du monde et extrêmement soucieuse du désastre écologique annoncé, s’adresse à nous dans sa dernière création, Solstice. À nous, au vivre ensemble, et à l’avenir de notre planète. Tout autour de nous, constamment, nous pouvons nous apercevoir que la nature change et nous met face à de nouveaux questionnements, souvent face aussi à nos propres contradictions. Certes si les nouveaux développements climatiques peuvent être source d’inquiétude, la nature ne cesse pour autant d’être elle une source d’émerveillement et c’est tendus entre ces deux points que Blanca Li explore avec ses quatorze danseurs, nos nouveaux états relationnels avec la nature entre amour et violence, préservation et destruction, surprise et incompréhension.
«Parce que je pars de sensations simples et essentielles : le souffle du vent, la beauté d’une feuille ou d’une fleur… Dans l’équilibre de l’écosystème, tout est important. Ce sont ces ressentis minuscules qui nourrissent nos relations quotidiennes avec la nature. Les danseurs vont se servir de ces sensations et travailler sur leurs corps à partir de notions telles que le vent, la pluie, la chaleur ou l’air que l’on respire. Les quatre éléments, en quelque sorte.»
Et n’y a t’il pas de meilleure célébration de la nature que la danse, de plus belle communion entre l’homme et son environnement que le mouvement ? En témoignent les nombreux rites et rituels parcourant toutes les cultures et civilisations au cours desquelles on dansait les solstices, on dansait la nature !
La Maison de la Culture a accueilli Elektro Kif de Blanca Li en 2012.

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