Un chef-d’oeuvre de l’histoire de la danse. Un hypnotique ballet de danseurs mené par Anne Teresa De Keersmaeker sur une musique envoûtante de Steve Reich.

Quinze ans après sa création mondiale à la Monnaie à Bruxelles, Anne Teresa De Keersmaeker et sa compagnie Rosas reprennent, portés par une nouvelle distribution de dix jeunes danseurs, Rain. Une pièce mythique et culte de la chorégraphe flamande grâce à laquelle elle a offert une vision nouvelle de la danse contemporaine, accéléré un tournant, ouvert une brèche et réinventé un langage. Point d’orgue de son répertoire, pourtant vaste et varié, Rain vibre des pulsations rythmiques irrésistibles et répétitives de la Music for Eighteen Musicians de Steve Reich. Présentée pour la première fois en 2001 avec l’ensemble Ictus, elle déchaîne joyeusement “une sorte de folie du mouvement, marée ou incendie, qui passe de corps en corps sans jamais s’arrêter sur personne”. Une folie qui s’épanouit cependant dans des cadres, cadres qui à leur tour se décadrent et se métamorphosent. Le goût d’Anne Teresa De Keersmaeker pour les spirales et les motifs, les suites mathématiques, pour les symétries chamboulées, pour les marches et les courses, pour la vitesse s’y affirme et s’y impose. La chorégraphie de Rain flamboie d’un raffinement formel et technique vertigineux, tout en embarquant le spectateur dans une longue courbe émotionnelle d’un seul souffle. D’un seul souffle et sous la pluie car, comme son titre l’indique, il pleut des cordes dans Rain !
Anne Teresa De Keersmaeker est venue en 2012 à la Maison de la Culture avec En atendant.

Presse

Un chef-d’œuvre issu de la rencontre au sommet de deux génies, Anne Teresa De Keersmaeker et Steve Reich.

Télérama

Emportée par les vagues musicales, répondant parfois à chaque note comme si chaque danseur était instrumentiste, Rain est hypnotique alors même qu’on s’attache à chaque détail.

Libération

L’implacable beauté rythmique de cette transe montée sur ressorts est contrebalancée par la solidité structurelle de la chorégraphie.

Le Monde