Véritable légende, le Quatuor Borodine dans un programme profondément humain où l’optimisme Beethoven rejoint l’inquiétude de Chostakovitch.

Pour Goethe, le quatuor à cordes résulte d’une conversation aboutie entre quatre personnes raisonnables, un constat dont le Quatuor Borodine a fait son miel. Fondé en 1945 par des étudiants du Conservatoire de Moscou – sous le nom de Quatuor de la Philharmonie de Moscou –, il a connu au fil des ans des modifications sans jamais contrarier l’esprit des pères fondateurs (l’altiste Rudolf Barshaï et le violoncelliste Valentin Berlinsky qui demeura aux commandes jusqu’en 2007). La maîtrise de chaque musicien ne cesse de fasciner le public et leurs pairs. Considéré comme le dépositaire d’une tradition fondamentalement russe, cet ensemble s’est identifié à Chostakovitch dont il a enregistré à deux reprises les quinze Quatuors, mais son répertoire immense n’a pas de limites, allant de Haydn à Stravinski. Avec le Quatuor n° 15, op. 132,  Beethoven exprime en 1825 la reconnaissance d’un homme retrouvant goût à la vie après une grave maladie qui faillit lui être fatale. Le Quatuor n° 15, op. 144 de Chostakovitch (1974), dernier d’une monumentale série, constitue le témoignage d’un créateur confronté à l’angoisse de la mort qui le fauchera quelques mois plus tard ; la succession de six adagios crépusculaires relève d’une expérience introspective que les Borodine jouent aux chandelles. Un adieu poignant dont la portée universelle demande une interprétation touchée par la grâce.

Presse

Un quatuor de très haut niveau.

Resmusica

Un des grands quatuors de ces dernières décennies, dont la formation remonte pourtant à Moscou en 1944 !

Le Devoir

Le Quatuor Borodine fait couler la musique aussi naturellement que la parole.

BBC Magazine