Genre : Musique Classique

Orchestre National de Lille

Lawrence Foster direction

vendredi 23 février 2018 · 20h30
Grand Théâtre

Réserver · 15 à 33€

Grande soirée symphonique offerte par l’Orchestre National de Lille dans un programme post romantique
aux effusions contrastées.

Tchaïkovski et Brahms se rencontrèrent une seule fois en 1888 à Leipzig, mais malgré la bienséance ambiante, ils n’éprouvèrent guère de sympathie pour leur musique respective. L’Orchestre National de Lille sous la direction du chef américain Lawrence Foster les réconcilie à travers deux œuvres phares. Le Concerto pour violon en ré majeur, op. 35 du compositeur russe sera joué par la subtile et élégante Arabella Steinbacher dont la carrière brille de tous les feux d’un archet épanoui. «Russe jusqu’à la moelle des os» selon les propres termes de l’auteur, cette partition est devenue l’un des chevaux de bataille de tous les solistes internationaux depuis sa création à Vienne en 1881 par Adolf Brodsky. On y admire non seulement la virtuosité mais aussi l’inspiration pure qui transparaît dans les sonorités nostalgiques de la Canzonetta soutenue par les bois de la petite harmonie et intercalée entre un Allegro moderato exubérant et un final bondissant à la manière tzigane. La Symphonie n° 3 en fa majeur, op. 90 de Brahms (1883) est bien connue des cinéphiles grâce à la comédie dramatique d’Anatole Litvak Aimez-vous Brahms ? (1960) tirée du roman de Françoise Sagan et qui emprunte comme fil conducteur le chant élégiaque des demi-teintes du troisième mouvement à la poésie typiquement nordique. Parfois comparé par son caractère à la Symphonie «Héroïque» de Beethoven, ce morceau épique mais de structure classique possède une force organique qui s’exprime à travers ses quatre parties à la densité de ton poussée jusqu’au vertige.

Presse

Une grande institution musicale du XXIème siècle.

Le Monde

Élégante et raffinée, Arabella Steinbacher correspond parfaitement à l’expression «force tranquille». Sa timidité apparente trahit une assurance inébranlable, une capacité plus que certaine à exercer son libre arbitre.

La Presse - Canada