Genre : Théâtre / création – coproduction

Le Triomphe de l’amour

mise en scène Denis Podalydès de la Comédie-Française

mardi 22 > vendredi 25 mai
Petit Théâtre

Réserver · 10 à 20€

Libertinage et amour absolu par Denis Podalydès qui réunit ses meilleurs collaborateurs (Éric Ruf, Christian Lacroix) et une distribution de rêve.

Créée en 1732, c’est une pièce sur le travesti et la séduction, sur les erreurs de la passion, dues à la vanité, à la légèreté, à la coquetterie, à l’amour-propre. Dans une Grèce de convention, Marivaux campe une étrange famille : un philosophe et sa sœur y tiennent lieu de couple, un jeune prince privé du trône, leur tient lieu d’enfant adoptif, à l’écart du monde et de ses risques jusqu’au jour où une jeune princesse cherche à séduire le prince captif. Pièce sur le libertinage, Le Triomphe de l’amour est aussi sur l’amour fou – la quête de l’être unique. «J’ai joué Marivaux en éprouvant parfois durement les contradictions internes, car il ne s’agit pas de décréter la cruauté de Marivaux, sa force politique, l’acuité de son scalpel ; faut il encore à chaque phrase fouiller le sens, approfondir les réactions, les conséquences physiques et psychiques, détailler infiniment le jeu et lui donner ensuite son mouvement, sa rigueur et sa folie. La théâtralité de Marivaux se conquiert de haute lutte» précise Denis Podalydès. Dans cette pièce où la finesse de la satire sociale se confond avec la drôlerie des situations, les acteurs seront accompagnés par le musicien baroque Christophe Coin qui avait également participé à l’inoubliable Bourgeois Gentilhomme accueilli à la Maison de la Culture.
Denis Podalydès est artiste associé à la Maison de la Culture. Il a créé ou joué à Amiens les pièces suivantes : Le Mental de l’équipe en 2006, Le Cas Jekyll en 2009 et en 2011, Le Bourgeois Gentilhomme en 2012, L’Homme qui se hait en 2013, La Mort de Tintagiles en 2015. Il a aussi lu Les Liaisons dangereuses en 2017 lors du 60ème anniversaire de la Librairie Martelle.

Presse

Lorsqu’il endosse les habits du metteur en scène, ce qu’il fait volontiers, l’acteur Denis Podalydès ne laisse pas en coulisse l’énergie qui le caractérise lorsqu’il joue. Il prend les textes d’assaut comme si sa vie en dépendait. Sans mièvrerie, sans fausse pudeur et sans économie. Ce qu’il aime, c’est donner un corps aux mots, un volume aux émotions, un habitacle à la pensée. Lecteur compulsif, comédien habité, il est un metteur en scène généreux qui n’a pas peur de ce qui déborde, fait tache ou éclabousse.
Jamais à ce jour il n’a mis en scène Marivaux. Pour cette première rencontre avec l’orfèvre de l’écriture, il s’attaque à une pièce redoutable où l’auteur parle d’amour pour mieux parler … d’absence d’amour. C’est en musique que Denis Podalydès engagera la partie avec une langue dont il dit qu’elle est « un champ de bataille. » Rendez vous dans l’arène !

Parmi les 11 spectacles attendus en 2018 selon Télérama