Genre : Tendance Europe – Danse – Théâtre

Conversations déplacées

une pièce d’Ivana Müller

mercredi 24 janvier · 21h
Petit Théâtre

Un conte dansé philosophique et ludique qui a pour thème l’écologie.

Sous forme de Conversations déplacées, le genre littéraire du XVIIIème siècle, la nouvelle création de la chorégraphe et écrivaine d’origine croate, Ivana Müller explore une multitude de sujets comme le travail, l’illusion, le corps, l’ensemble, la nature ; tout en poursuivant les réflexions de l’artiste sur les métaphores, et leurs effets directs et physiques sur notre pensée, permettant une réflexion personnelle et décalée sur le monde dans lequel nous vivons. À travers son travail chorégraphique et théâtral elle réfléchit à la politique du spectacle et au spectaculaire, revisite les lieux de l’imaginaire et de l’imagination, questionne la participation, s’inspirant toujours de la relation entre l’artiste et le spectateur. Alors n’y a t-il pas meilleur mode que la conversation pour mener plus loin encore cette belle relation ?
Cette pièce pour quatre êtres humains et un certain nombre de plantes, de formes, de tailles et de caractères différents est une suite de rencontres insolites en plusieurs tableaux au cœur desquels conversent l’exotique et le domestique, la nature et la vertu, les amis… il y a même la conversation «Qui aurait dû se produire au début, mais a malheureusement été oublié»…

Médias

photo © Rolf Arnold
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Presse

(…) Quel lien entre se perdre dans une forêt et supprimer les données de l’humanité ? Réponse sur le magnifique plateau d’Ivana Müller.

Eve Beauvallet, Libération, 24 novembre 2017

(…) Cette douce dérive aux allures d’étude écologique, qui flirte entre l’absurde et la gravité, traverse calmement une série de sujets plus ou moins existentiels sur notre rapport à la nature, à autrui, au voyage, à notre propre disparition. Dans notre société où tout va vite, où les images et les flux d’informations se déversent sans filtre, Ivana Müller ralentit le temps et offre une accalmie faussement légère dans une apaisante économie du spectaculaire.

Wilson Le Personnic, in: Ma Culture, 24 novembre 2017

(…) Un ‘Hunger games‘ mode suisse ou croate à la violence lente et aux mouvements doux, dont on sort étrangement apaisé.

Yaël Hirsch, Toute la culture, 22 novembre 2017

(…) Aujourd’hui artiste associée de la Ménagerie de Verre, scène des expériences scéniques, corporelles et textuelles à Paris, Ivana Müller se saisit du mode conversationnel qu’elle arpente avec délice. Conversations déplacées puise dans la tradition des contes philosophiques une matière à rebattre les cartes théoriques du monde, tout en activant les corps. La promesse d’un écosystème bouillonnant, favorable à la biodiversité artistique.

Stéphanie Pichon, Junkpage, novembre 2017

(…) Cette belle fable philosophique et écologique, aux antipodes de tout didactisme réducteur, se vit comme une expérience « grandeur nature » qui nous immerge de manière quasi hypnotique (le tempo donné par la lenteur chorégraphiée agit comme un pendule fascinant) dans un univers dont seule Ivana Müller détient le pouvoir de création. L’extrême générosité qu’est la sienne l’amène tout naturellement à nous en faire don… « sur un plateau », lieu à l’écart des turbulences contemporaines où se composent de nécessaires utopies.

Yves Kafka, Inferno Magazine, 2 décembre 2017