Genre : Musique Classique

Andrei Korobeinikov

mardi 29 mai · 20h30
Grand Théâtre

Réserver · 16 à 36€

Surdoué, lauréat d’une vingtaine de concours, le Russe Andrei Korobeinikov donne un récital où se côtoient dans un même souffle littérature et musique.

Andrei Korobeinikov n’a que huit ans lorsqu’il se produit pour la première fois en public à Moscou. C’est le début d’une prestigieuse trajectoire (un 1er Prix Scriabine en 2004 et un Second Prix Rachmaninov en 2005) : trentenaire, il est considéré désormais comme l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Sa vocation aurait pu être toute autre : juriste, il est titulaire depuis l’âge de dix-sept ans d’un diplôme d’avocat. En réalité, ses centres d’intérêt sont sans limite, mais sa spécialité concerne plutôt l’interprétation de la musique romantique et postromantique qui n’oublie jamais la portée littéraire comme le prouve son programme amiénois. Au menu, des pages de Schubert avec trois Impromptus (1827), instantanés proches de l’improvisation ; trois transcriptions pour clavier faites par Liszt sur des lieder du même Schubert (d’après des poèmes de Rückert et de Goethe avec le fameux Roi des Aulnes), un moyen de faire connaître lors de tournées de soliste virtuose les œuvres de son prédécesseur en un temps où n’existaient pas les moyens de diffusion d’aujourd’hui ; la célèbre Elégie op. 3 n° 1 du jeune Rachmaninov (1892) d’une émotion simple et prenante, et les redoutables et tardives Variations Corelli (1931), clin d’œil du compositeur russe à un maître du passé à travers le prisme d’une danse baroque. En conclusion, l’immense Sonate en si mineur de Liszt (achevée en 1853 à Weimar), combat dantesque entre Faust et Méphisto, véritable acte de naissance du piano romantique.

Presse

Andrei Korobeinikov impressionne par sa maîtrise et son engagement.

Le Temps

Andrei Korobeinikov est un ovni, un musicien hors norme doublé d’un grand intellectuel.

Télérama