Genre : Théâtre – Danse – Musique

Providence

mise en scène : Ludovic Lagarde

mercredi 29 > vendredi 31 mars
Petit Théâtre

Ludovic Lagarde et Laurent Poitrenaux s’emparent de la langue d’Olivier Cadiot. Entre théâtre, danse, créations sonores et visuelles.

D’années en années, leurs noms sont devenus indissociables de l’écriture d’Olivier Cadiot. Après Le Colonel des Zouaves, Un Nid pour quoi faire, Un Mage en été…, le metteur en scène Ludovic Lagarde et le comédien Laurent Poitrenaux retrouvent l’œuvre de l’écrivain à travers l’adaptation d’un texte paru en 2015. Ils s’élancent dans une nouvelle aventure de théâtre en dehors des sentiers battus.
C’est donc un duo d’interprètes qui donne corps aux quatre récits de Providence. Aux quatre parcours de vie qui le composent et nous invitent à retraverser l’histoire de notre modernité artistique. Qui sont ces femmes et ces hommes s’offrant ici à notre regard ? Deux sœurs jumelles collectionneuses, un spécialiste de ricochet, un amateur de techniques quadriphoniques, une jeune écrivaine qui monte faire carrière à la capitale, des gardes-chasse trop zélés, un personnage de roman qui se retourne contre son auteur, des spécialistes du bonheur… À ces récits s’ajoutent les figures de John Cage et de William Burroughs, qui incarnent deux visions opposées de l’existence : la première, solaire, musicale, positive ; la seconde, noire et destructrice. Ludovic Lagarde s’empare de ce maillage autobiographique par le biais d’un spectacle non seulement théâtral, mais également chorégraphique, plastique et musical. De quoi rendre compte de l’originalité qui caractérise l’univers d’Olivier Cadiot. De son inventivité, aussi. De son humour et de sa fantaisie.

Médias

© Pascal Gely
© Pascal Gely
© Pascal Gely
© Pascal Gely
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Presse

Le texte d’Olivier Cadiot mis en scène par Ludovic Lagarde prend corps dans l’interprétation intense et polymorphe de Laurent Poitrenaux. Un monologue à couper le souffle. (…) Dingue, la précision des sons que semble fabriquer le personnage sur scène (…). Incroyable, le millefeuille de la voix de Poitrenaux qui chuchote au creux de chacune des oreilles des spectateurs, parle « normalement » à tous, s’amplifie, disparaît sous une table, devient mental, pure voix intérieure.(…) Attention, le tressage sonore (le plaisir qu’il provoque, l’envie de le décortiquer et de l’emporter avec soi après la représentation) ne serait rien, ou tout à fait autre chose, sans la précision des jeux de lumières, la gestuelle si spécifique de Laurent Poitrenaux.

Libération

Si elle est remarquable pour sa créativité visuelle et sonore, la pièce Providence réussit aussi la délicate gageure de restituer la richesse du roman d’Olivier Cadiot. On retrouve, en effet, tout l’humour, la poésie et la profondeur de ce texte d’une grande finesse.

L'Union

Poitrenaux habite avec force et simplicité chaque mot, rend intelligible l’abscons, l’abstrait, épouse un sentiment ou une action d’un geste souple et souverain.(…) Providence explore avec finesse les affres du monde moderne, la vanité de l’art et des hommes, les accidents d’une vie devenue somnambule. On sort de ce trip « providentiel » l’âme à vif et le cœur chamboulé.

Les Échos

Cadiot, Lagarde, Poitrenaux : un trio de choc pour servir Providence. (…). Durant 1h30, le comédien Laurent Poitrenaux fait surgir les mots de Providence en un monologue puissant.

Franceinfo