Genre : Musique Classique

Orchestre de Picardie

direction : Arie van Beek

vendredi 19 mai · 20h30
Grand Théâtre

Réserver · 13 à 29€

L’humour et la légèreté sont au rendez-vous de ce programme de l’Orchestre de Picardie haut en couleurs sous la direction d’Arie van Beek.

Volontiers provocateur, Prokofiev manifestait pourtant une admiration sans bornes pour Haydn et Mozart. Achevée en 1917, quelques jours avant la Révolution bolchévique,
sa Première Symphonie «Classique» prend la forme d’un pastiche des maîtres anciens, troquant, selon ses contemporains : «la gifle contre une ironie légère». Les quatre mouvements sont courts, juxtaposant des harmonies osées et moqueuses à la forme traditionnelle. D’esprit plus mesuré, Tchaïkovski affichait également un goût affirmé pour le Divin Amadeus. En 1876, le violoncelliste Wilhelm Fitzenhagen lui commande les Variations sur un thème rococo qu’il arrangera à sa manière. Le soliste se comporte comme le danseur qui alterne acrobatie, souplesse, ductilité dans des figures qui lui sont imposées. À la jeune Camille Thomas, lauréate de nombreux concours internationaux et étoile montante du violoncelle, revient de vaincre brillamment les écueils semés en chemin par le compositeur russe. Les Huit Miniatures de Stravinski (1962) reprennent, pour leur part, dans une instrumentation pour orchestre de chambre de quinze musiciens, quelques pièces faciles pour piano composées dans les années 20 et combinées avec un art savant. Tout aussi travaillée, la Quatrième Symphonie de Beethoven (1807) s’avère particulièrement novatrice. Berlioz y décelait un rêve de tendresse et de volupté. Le final, mouvement perpétuel, conclut dans un esprit insouciant cette page enlevée, loin de l’image d’un Beethoven tourmenté et sourcilleux qui prend le destin à la gorge.