Chimène, Rodrigue, Don Diègue, Don Gomès… Entre la voie de l’honneur et celle de l’amour : l’essence même du dilemme cornélien.

«Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !…» «À vaincre sans péril on triomphe sans gloire…»

C’est l’un des grands classiques du théâtre français. Une œuvre dont certaines répliques, entrées dans notre culture populaire, sont connues sans forcément être reliées à l’histoire de Rodrigue et de Chimène, à leur amour et aux héritages familiaux et cadres sociaux qui viennent mettre entre parenthèses leurs promesses de bonheur. Car tout aurait pu aller sans heurt et sans drame. Rodrigue aime Chimène et Chimène aime Rodrigue. Leurs pères, Don Diègue et Don Gomès, se sont mis d’accord pour les unir l’un à l’autre. Mais c’était sans compter une querelle qui éclate et place Rodrigue devant un cruel dilemme : venger l’honneur de son père ou sauver son amour pour Chimène. Le jeune homme finit par provoquer Don Gomès en duel et le tue. La jeune femme n’a alors d’autre choix que de demander au roi la tête de celui qu’elle aime…
Plus de trois siècles après sa création (en 1637), c’est aujourd’hui le metteur en scène Yves Beaunesne qui s’empare du Cid, après Claudel et L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel. Rejetant tout à la fois le respect béat et la subversion facile, le directeur du Centre dramatique national Poitou-Charentes s’est attaché à décoller de la tradition pour mieux la revivifier. Il réinvente ici la nouveauté du passé. Fidèle aux influences tragi-comiques de la première version de la pièce, il signe une version du Cid entre torrent de larmes et rire tonitruant.
Le Cid est la nouvelle mise en scène d’Yves Beaunesne après la merveilleuse Annonce faite à Marie accueillie l’an passé.

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